Avec l’épidémie, un demi-milliard de personnes menacées par la pauvreté, selon OXFAM

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L'ONG Oxfam alerte sur le fait qu’un demi-milliard d’individus pourrait sombrer dans la pauvreté si rien n’est fait pour limiter l’impact économique du Coronavirus. Elle craint "un potentiel recul de 10 ans dans le combat contre la pauvreté, voir de 30 ans dans certaines régions du monde comme l’Afrique ou le Moyen-Orient". En quelques jours, 83 milliards de dollars d’investissements étrangers se sont retirés des pays émergents. Le prix des matières premières s’est effondré (-61% pour le pétrole, -15% pour le café, -21% pour le cuivre) alors que bon nombre de pays africains dépendent largement de leurs exportations. L’industrie touristique est à l’arrêt et les taux d’intérêt sur les emprunts publics des pays en voie de développement ont déjà augmenté de 3,5%.

Oxfam appelle à un « plan de sauvetage » qui repose sur 6 mesures prioritaires pour lutter contre les ravages économiques de la crise du coronavirus et rebâtir un monde plus égalitaire :

1- Accorder des subventions en espèces à tous ceux et toutes celles qui en ont besoin, notamment dans les pays pauvres et pour les personnes qui ont perdu leur revenu.

2- Soutenir en priorité les petites entreprises et conditionner les aides aux grandes entreprises à des mesures visant à protéger les plus vulnérables et à investir dans la transition écologique.

3- L’annulation immédiate du remboursement de la dette des pays en développement due en 2020 à hauteur de 1 000 milliards de dollars. Par...

Des centaines de millions de travailleurs pourraient sombrer dans une profonde pauvreté

Rachel Knaebel
, 10/04/2020 | Source : Basta !

L'Organisation internationale du travail appelle à des mesures politiques au niveau mondial. La Confédération syndicale internationale demande la création d'un fonds mondial de protection sociale universelle pour les pays les plus pauvres.
En France, 5,8 millions de salariés sont au chômage partiel pour cause d'épidémie de coronavirus, a annoncé la ministre du Travail le 7 avril. L'Organisation internationale du travail a de son côté décompté que les mesures de confinement total ou partiel touchent (...)

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Compagnies aériennes : pas de sauvetage public sans conditions, demande la société civile

Sophie Chapelle
, 10/04/2020 | Source : Basta !

La France est sur le point de débloquer des milliards d'euros pour sauver Air France-KLM, en lien avec l'État néerlandais. Avec seulement 5 % de ses vols encore assurés, la compagnie aérienne perdrait environ un milliard d'euros par mois. Cette dernière se préparerait ainsi à demander un prêt garanti par les États français et néerlandais pour un montant de 6 milliards d'euros, dont 4 milliards pour la France, selon Reuters. Les deux gouvernements auraient promis d'apporter leur aide au groupe, rapporte la (...)

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Agent de nettoyage : « Nous ne savons rien sur le revenu que l'on va toucher »

Nolwenn Weiler
, 10/04/2020 | Source : Basta !

Tous les matins, Luis fait du nettoyage à l'aéroport de Roissy. Sans informations, sans gants ni masque, il se sent inquiet. Son employeur ne lui a pas non plus donné d'autorisation de circuler. Il espère toucher la prime de 1000 euros, promise à ceux et celles qui continuent à travailler pendant le confinement. Mais rien n'est moins sûr.
« Je fais du nettoyage à l'aéroport de Roissy, dans la zone de fret (transport de marchandise, ndlr). Je suis à temps partiel, et travaille tous les jours de 7 heures (...)

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Avec sa gestion de court terme, « le gouvernement affaiblit notre capacité collective à lutter contre le virus »

Nolwenn Weiler
, 10/04/2020 | Source : Basta !

Absence de dépistage systématique, ce qui empêche chacun de savoir s'il est contaminé pour s'isoler, possibilité de faire travailler des salariés 60 h, au risque d'affaiblir leurs défenses immunitaires, absence de moyens pour les soignants… Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l'Inserm et spécialiste des questions de santé au travail, est très sévère vis-à-vis de la gestion à court terme de la crise par le gouvernement. Entretien.
Basta ! : Vous avez travaillé avec les pionniers de la lutte contre (...)

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« Si TF1 est en crise, c'est au groupe Bouygues de renflouer ses caisses, pas à l'État »

Résistance à l'agression publicitaire
, 09/04/2020 | Source : Basta !

Face à la chute des recettes publicitaires des médias, la députée LREM Aurore Bergé propose de créer un crédit d'impôt sur les dépenses des annonceurs. Pour l'association Résistance à l'agression publicitaire, cette crise est au contraire l'occasion de repenser le modèle économique des médias, trop dépendant de la pub.
Depuis le début du confinement, les recettes publicitaires des médias sont en chute libre. Selon une étude de Kantar Media, la baisse des revenus publicitaires pour la télévision, la radio et la (...)

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Crise sanitaire et surveillance

Les crises passent, les outils restent

Dans des circonstances exceptionnelles, l'exécutif est souvent prompt à imposer des outils de surveillance qui ne font pas bon ménage avec les libertés individuelles. Tous les prétextes sont bons : lutte contre le terrorisme, crise sanitaire... L'exceptionnel demeure après la crise. L'état d'urgence devient la norme.

Mais qu'est-ce que l'on a de si intéressant ? - D.R.

Surtout ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas une dictature et, les données collectées sont anonymisées. Une fois que ces deux arguments sont lâchés, tout le monde est rassuré. N'importe quel outil de surveillance, aussi attentatoire aux libertés individuelles soit-il, peut être déployé. Les arguments visant à détourner l'attention du citoyen un tantinet méfiant auront fait leur effet. En France, par exemple, l'idée d'une surveillance des personnes via les mouvements de leurs téléphones portables, afin de lutter contre le coronavirus, fait son chemin lentement depuis quelques jours. On est passé de "ce n'est pas dans la culture française" (Christophe Castaner) ou on n'est pas comme la Chine (comprendre une dictature) à : nous avons récolté ces données, mais elles sont anonymes (Stéphane Richard, PDG d'Orange). Pour finir avec cette déclaration de Christophe Castaner : on pourrait peut-être utiliser certaines données des téléphones, pour tracer les contaminations éventuelles au Covid-19 et d'ailleurs les Français seraient surement d'accord... Ne vous inquiétez pas, on ne regardera pas les données GPS, ça reposera sur le bluetooth, tout est fait pour rassurer le chaland. Sauf peut-être cette petite phrase d'Olivier Véran et Cédric O dans Le Monde : « Nous en sommes à une phase exploratoire, mais nous ne voulons fermer aucune porte ». C'est bien le problème en matière de surveillance. Les autorités ne se sont jamais...

« Réanimable, non réanimable... puis on passe aux patients suivants » : une infirmière du CHU de Nancy raconte

Franck Dépretz
, 09/04/2020 | Source : Basta !

Élise, infirmière au centre hospitalier de Nancy, raconte son transfert au sein d'un service dédié aux patients atteints du Covid-19. Elle travaille 12 heures d'affilée, voire plus, pour surveiller leur température et leur respiration, les réconforter, donner des nouvelles à leurs proches... Pendant ce temps, un nouveau plan de suppression de postes menace l'hôpital.
Élise travaille au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy depuis de nombreuses années. Délivrant habituellement des (...)

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L'épandage des pesticides à nouveau autorisé au plus près des habitations

Nolwenn Weiler
, 09/04/2020 | Source : Basta !

Les agriculteurs qui pulvérisent des pesticides ne sont pas confinés. Au contraire. Ils viennent d'obtenir de nouvelles facilités pour s'approcher des habitations. Jusqu'au 30 juin 2020, il sera possible d'épandre des pesticides jusqu'à trois mètres des habitations pour les cultures basses comme les céréales et les légumes, et cinq mètres pour les cultures hautes comme la vigne ou les arbres fruitiers. Et cela sans qu'aucune charte d'engagements – censée garantir une bonne conduite de la part de (...)

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Contrôles arbitraires et violences policières : la répression en temps de confinement

Ludo Simbille
, 09/04/2020 | Source : Basta !

Depuis le début du confinement, les forces de l'ordre ont procédé à 8,2 millions de contrôle et 480 000 verbalisations. De nombreux témoins font état d'abus, de discriminations et de brutalités de la part des forces de l'ordre. Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent des contrôles arbitraires et des violences policières. Tour d'horizon de la répression en ces temps confinés.
« J'ai senti que dans leur esprit, il y avait deux camps : les bons citoyens et les mauvais. » Mardi 17 mars au (...)

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