Plan Épargne Retraite (PER) : guide complet 2026

Frans Puijlaert
, 18/05/2026 | Source : Librelois

Le plan épargne retraite (PER) s’est imposé comme le dispositif d’épargne retraite de référence pour les actifs français depuis la loi Pacte de 2019. Ce produit remplace les anciens contrats PERP, Madelin et PERCO sous une enveloppe unifiée, plus simple et plus flexible. En 2026, plus de 10 millions de Français détiennent un plan épargne retraite. Son principal avantage : les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable, ce qui génère une économie d’impôt immédiate proportionnelle à votre taux marginal d’imposition. Les conditions réglementaires de ce dispositif sont disponibles sur Service-public.fr.

Qu’est-ce que le plan épargne retraite ?

Le plan épargne retraite est un contrat d’épargne long terme permettant de constituer un capital pour la retraite ou une rente viagère, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux à l’entrée. Il existe trois grandes catégories de contrats PER :

  • PER individuel (PERIN) : contrat ouvert auprès d’un assureur ou d’un courtier en ligne par tout salarié, indépendant ou fonctionnaire. Les versements volontaires y sont déductibles.
  • PER collectif (PERCOL) : mis en place dans l’entreprise par l’employeur, alimenté par l’intéressement, la participation et les cotisations obligatoires de l’employeur. Remplace l’ancien PERCO.
  • PER obligatoire (PERO) : contrat réservé à certaines catégories de salariés, avec versements obligatoires imposés par l’employeur et l’entreprise.

Pour les particuliers, le PER individuel est le contrat le plus accessible. Il se décline sous deux formes : le contrat d’assurance retraite (PER assurance) géré par un assureur, ou le compte-titres (PER bancaire) géré par un établissement financier. Le contrat d’assurance est le plus répandu : il donne accès à des supports en unités de compte (UC) et à un fonds en euros sécurisé.

Le transfert d’un ancien contrat PERP ou PERCO vers un plan épargne retraite est possible et souvent avantageux : les droits acquis sont conservés, et le nouveau contrat offre plus de souplesse à la sortie, notamment la possibilité de sortir en capital.

Les avantages fiscaux du plan épargne retraite

L’attrait principal du plan épargne retraite réside dans la déductibilité des versements volontaires du revenu imposable. Le cadre fiscal applicable est le suivant pour 2026 :

  • Plafond de déduction : 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, limité à 35 194 euros par an.
  • Plafond minimal : 4 399 euros (10 % du PASS 2025), même sans revenus professionnels.
  • Les plafonds non utilisés les trois dernières années sont reportables et cumulables.

Exemple concret : un salarié avec un TMI à 30 % qui verse 5 000 euros sur son plan épargne retraite économise 1 500 euros d’impôt la même année. Le montant réel de l’effort d’épargne n’est que de 3 500 euros. Pour un TMI à 41 %, l’économie monte à 2 050 euros. Le montant déductible dépend de vos revenus et du plafond de l’année en cours.

Contrat Déduction fiscale Disponibilité Sortie
PER individuel ✅ Versements déductibles Retraite + 6 déblocages anticipés Capital ou rente viagère
Assurance vie ❌ Aucune à l’entrée À tout moment Capital libre
PERCO (collectif) ✅ Cotisations employeur + déd. Retraite + 5 déblocages anticipés Capital ou rente
PERP (ancien contrat) ✅ Versements déductibles Retraite (rente obligatoire) Rente viagère principalement
© Librelois.fr — Comparatif contrats épargne retraite 2026

Les supports d’investissement du PER

Le plan épargne retraite donne accès à plusieurs supports pour faire fructifier votre capital selon votre profil de risque :

  • Fonds en euros : capital garanti, rendement modéré (1,5 à 2,5 % en 2025). Idéal pour sécuriser le capital à l’approche de l’âge de départ à la retraite.
  • Unités de compte (UC) : supports investis en actions, obligations, immobilier (SCPI) ou produits structurés. Le risque de perte en capital existe, mais les rendements potentiels sont nettement supérieurs sur le long terme.
  • ETF indiciels : trackers répliquant des indices (MSCI World, CAC 40). Les meilleurs contrats PER donnent accès à ces supports à faibles frais de gestion.

La gestion pilotée par horizon est disponible dans la plupart des contrats plan épargne retraite : l’allocation se sécurise automatiquement à l’approche de l’âge de départ à la retraite, réduisant progressivement le risque sur vos supports. C’est le choix par défaut recommandé pour les salariés et indépendants qui ne souhaitent pas gérer activement leur plan.

Les six cas de déblocage anticipé

Le plan épargne retraite est un contrat conçu pour le long terme : les sommes sont en principe bloquées jusqu’au départ à la retraite. La loi prévoit cependant six cas de déblocage anticipé permettant de récupérer le capital avant l’âge légal :

  1. Décès du conjoint ou partenaire de PACS
  2. Invalidité du titulaire, du conjoint ou d’un enfant (2e ou 3e catégorie)
  3. Surendettement (sur demande de la commission)
  4. Expiration des droits au chômage après perte d’activité
  5. Cessation d’activité non salariée suite à liquidation judiciaire
  6. Acquisition de la résidence principale (versements volontaires et déductibles uniquement)

Le sixième cas de déblocage anticipé est très utilisé : il permet à un salarié ou indépendant de mobiliser son plan épargne retraite pour financer un achat immobilier avant l’âge de la retraite. En cas de décès du titulaire, le capital ou la rente épargnés sont transmis aux bénéficiaires désignés dans le contrat, dans des conditions fiscales avantageuses.

Fiscalité à la sortie du plan épargne retraite

La fiscalité applicable à la sortie du plan épargne retraite dépend du mode de retrait choisi. Cette asymétrie est fondamentale dans votre stratégie :

  • Sortie en capital : les versements déductibles sont réintégrés dans les revenus imposables de l’année de sortie. Les plus-values générées par les supports sont soumises au PFU de 30 %.
  • Sortie en rente viagère : la rente viagère est partiellement imposable selon votre âge au moment du premier versement (abattement de 30 à 70 % selon l’âge).
  • Sortie mixte capital/rente : combinaison possible depuis la loi Pacte. Vous retirez une partie en capital et convertissez le solde en rente viagère.

Pour un salarié à TMI élevé qui anticipera un TMI plus faible à la retraite, l’avantage fiscal net sur l’ensemble du cycle est significatif. C’est pourquoi le plan épargne retraite est considéré comme l’un des meilleurs contrats pour les actifs fortement imposés.

PER vs assurance vie : lequel choisir ?

Ces deux contrats d’épargne sont complémentaires. Le choix dépend de votre profil et de vos objectifs :

  • Plan épargne retraite individuel : supérieur si votre TMI ≥ 30 % et que vous n’avez pas besoin de ce capital avant la retraite. La déductibilité des versements est un avantage immédiat difficile à égaler.
  • Assurance vie : préférable si vous souhaitez une épargne disponible, une fiscalité favorable après 8 ans et une transmission optimisée hors succession (abattement de 152 500 euros par bénéficiaire).

La stratégie optimale pour les salariés et indépendants : maximisez d’abord vos versements volontaires sur le plan épargne retraite jusqu’au plafond de déductibilité, puis alimentez votre assurance vie avec le surplus. Découvrez notre comparatif complet dans notre guide sur les meilleurs placements.

Quels sont les meilleurs PER en 2026 ?

Les critères pour choisir un plan épargne retraite individuel de qualité :

  • Frais de gestion : visez moins de 0,60 %/an sur les supports UC. Les contrats bancaires traditionnels dépassent souvent 1,5 % — une différence considérable sur 20 ou 30 ans.
  • Accès aux supports ETF : un bon contrat PER propose des trackers indiciels à faibles frais (MSCI World, CAC 40). Ces supports sont indispensables pour une gestion dynamique du capital.
  • Gestion pilotée disponible : pour les salariés sans expérience des marchés.
  • Zéro frais sur versements : évitez les contrats avec frais d’entrée (encore courants dans les réseaux bancaires).

Les contrats plan épargne retraite en ligne recommandés en 2026 : Linxea Spirit PER, Lucya Cardif PER, Placement-direct Retraite. Ces contrats proposent les frais les plus compétitifs du marché.

Stratégie de versements sur le plan épargne retraite

Pour optimiser votre épargne retraite et maximiser les avantages fiscaux, trois approches complémentaires selon votre situation :

  • Versements mensuels réguliers : cotisations mensuelles fixes qui lissent l’exposition aux marchés. Accessible dès 50 euros/mois sur les meilleurs contrats plan épargne retraite.
  • Versement annuel en fin d’année : une fois votre revenu imposable connu, optimisez le montant du versement pour maximiser la déductibilité. Le montant versé ne doit pas dépasser le plafond de déduction de vos revenus.
  • Versement exceptionnel : en cas de prime, vente d’actif ou héritage, utilisez les plafonds des trois années précédentes non utilisés pour une déductibilité maximale en une seule année.

Le plan épargne retraite s’inscrit dans une stratégie globale de préparation à la retraite. Associez-le à un PEA pour les marchés actions et à une assurance vie pour la liquidité. Ce contrat reste l’outil de défiscalisation le plus puissant pour les actifs fortement imposés : chaque euro versé travaille doublement, en constituant votre capital retraite ET en réduisant votre impôt aujourd’hui.

Une « loi d'urgence agricole » pour plus d'élevages industriels et plus de mégabassines

Sophie Chapelle
, 18/05/2026 | Source : Basta !

Investir en bourse pour débutants : guide complet 2026

Frans Puijlaert
, 17/05/2026 | Source : Librelois

Investir en bourse est le moyen le plus accessible pour faire travailler son argent sur le long terme et construire un patrimoine solide. Chaque année, des millions de Français placent leur argent sur les marchés boursiers pour profiter de la croissance des entreprises mondiales. Pourtant, investir en bourse fait encore peur : risque de perte, volatilité, complexité perçue des produits financiers. Ce guide investir bourse lève ces freins et vous explique concrètement comment débuter, quels placements choisir et comment gérer le risque de votre investissement.

Les avantages d’investir en bourse sont nombreux : rendement moyen de 7 à 10 % par an sur le long terme, liquidité immédiate (vous pouvez vendre vos titres à tout moment), accessibilité dès 1 € avec des courtiers comme Trade Republic, et fiscalité avantageuse via le PEA après 5 ans. Aucun autre placement ne réunit autant d’avantages pour un investisseur particulier souhaitant placer son argent efficacement.

Ce guide investir bourse débutant couvre tout : comprendre les produits, choisir son enveloppe fiscale, définir sa stratégie investissement, sélectionner les bons titres, gérer les risques et décider combien investir chaque année. Notre avis est clair : commencer tôt et investir régulièrement, même de petites sommes, est la meilleure décision financière que vous puissiez prendre pour votre avenir.

Pourquoi investir en bourse plutôt que d’autres placements ?

Instrument Rendement espéré Risque Minimum
ETF monde (MSCI World) 7–9 %/an* Modéré 1 €
Actions individuelles Variable Élevé 1 €
Obligations d’État 3–4 % Faible 1 000 €
OPCVM actifs 5–7 %* Modéré 100 €
Crowdfunding actions 8–12 % Très élevé 100 €
Librelois

Comparé aux autres placements, investir en bourse offre le meilleur couple rendement/liquidité disponible pour un particulier. Le livret A rapporte 3 % par an ; l’investissement immobilier locatif offre 3 à 5 % nets mais immobilise un capital important et implique des contraintes de gestion. La bourse, elle, permet de placer son argent dès 1 €, de le récupérer à tout moment et de viser 7 à 10 % de rendement annuel moyen sur un horizon de 10 ans et plus.

Les avantages d’un placement en bourse par rapport à l’immobilier sont multiples : pas de locataires à gérer, pas de travaux, liquidité immédiate, diversification géographique mondiale, et accès aux meilleurs actifs du monde (Apple, Microsoft, LVMH, Air Liquide…). L’investissement immobilier reste pertinent, mais la bourse permet de faire travailler son argent dès la première année sans apport initial conséquent.

Investir en bourse, c’est aussi percevoir des dividendes. De nombreuses actions distribuent chaque année une partie de leurs bénéfices sous forme de dividende. Air Liquide verse ainsi un dividende en progression depuis plus de 30 années consécutives. BNP Paribas, LVMH, et de nombreuses grandes entreprises européennes offrent des rendements en dividende de 2 à 5 % par an, en plus de la hausse potentielle du cours de l’action. Un portefeuille d’actions à dividendes peut générer un revenu passif régulier chaque année sans toucher au capital investi.

Comprendre les produits et les marchés boursiers

Avant de placer son argent en bourse, il est indispensable de comprendre les produits disponibles sur le marché. Chaque produit a ses propres caractéristiques de rendement, de risque et de liquidité.

L’action est le titre de base de l’investissement en bourse. Détenir une action, c’est être actionnaire d’une entreprise : vous participez à sa croissance, à ses bénéfices (dividende) et à ses risques. Le cours d’une action fluctue chaque jour en fonction des résultats de l’entreprise, des perspectives du marché et du sentiment des investisseurs. Une action LVMH, Air Liquide ou Apple peut doubler en quelques années comme perdre 50 % de sa valeur — c’est le risque inhérent à ce placement. L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie des ressources pédagogiques pour aider les investisseurs débutants à comprendre le fonctionnement des actions.

L’ETF (ou tracker) est un fonds qui réplique un indice boursier comme le S&P 500, le CAC 40 ou le MSCI World. Plutôt que d’acheter chaque action individuellement, un seul ETF suffit pour investir sur des centaines d’entreprises simultanément. C’est le produit idéal pour débuter : frais réduits (0,07 à 0,38 % par an), diversification instantanée, performance souvent supérieure aux fonds actifs sur le long terme. Notre avis est unanime : pour un investisseur débutant, commencer par un ETF monde est la meilleure stratégie.

Les OPCVM sont des fonds gérés activement par un gestionnaire professionnel qui sélectionne les titres selon une stratégie définie. Leurs frais de gestion sont plus élevés (1 à 2 % par an) que les ETF, et la majorité d’entre eux sous-performent leur indice de référence sur une période de 10 ans. Les avantages des OPCVM résident dans leur gestion professionnelle et leur capacité à saisir des opportunités spécifiques sur certains marchés ou secteurs.

Les obligations sont des titres de dette émis par des États ou des entreprises. Investir en obligations, c’est prêter son argent à un émetteur en échange d’intérêts fixes versés chaque année. Moins volatiles que les actions, elles offrent un rendement prévisible de 3 à 5 % par an selon la qualité financière de l’émetteur et la durée du placement.

Les produits dérivés (options, contrats futures, turbos, warrants) permettent de spéculer sur la hausse ou la baisse du cours d’un titre avec un effet de levier. Ces investissements comportent un risque de perte supérieur au capital engagé et sont réservés aux investisseurs expérimentés. Notre avis pour un débutant : éviter absolument les produits dérivés jusqu’à maîtriser parfaitement le fonctionnement des actions et des ETF.

Choisir son enveloppe fiscale : PEA, CTO ou assurance vie

Le placement de son argent en bourse passe obligatoirement par une enveloppe fiscale. Le choix de cette enveloppe conditionne la fiscalité de vos gains, les titres accessibles et les avantages successoraux.

Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) est l’enveloppe préférée des investisseurs français pour placer leur argent en bourse sur le long terme. Ses avantages sont considérables : exonération totale d’impôt sur le revenu sur les gains après 5 ans de détention (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus), plafond de versements de 150 000 €, et accès aux actions et ETF éligibles (principalement européens). Le PEA PME est un plan complémentaire dédié aux petites et moyennes entreprises françaises et européennes, avec un plafond supplémentaire de 225 000 €. Les titres PEA sont conservés chez votre courtier et restent disponibles à tout moment via un retrait (qui clôt le plan avant 5 ans ou suspend les versements après).

Le CTO (Compte-Titres Ordinaire) offre un accès illimité à tous les marchés boursiers mondiaux : actions américaines (Apple, Microsoft, Amazon, Google), obligations internationales, ETF du monde entier, OPCVM et produits dérivés. Les titres ordinaire détenus sur CTO sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur les plus-values et dividendes. Aucun plafond de versements. Le CTO est indispensable pour investir sur des actions hors Europe ou des ETF non éligibles au PEA.

L’assurance vie permet aussi d’investir en bourse via des unités de compte (actions, ETF, OPCVM). Ses avantages : fiscalité avantageuse après 8 ans, transmission hors succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire. C’est le placement idéal pour combiner investissement boursier et optimisation patrimoniale.

Pour le foyer fiscal : les parents dont les enfants sont rattachés au foyer fiscal doivent noter que chaque contribuable ne peut détenir qu’un seul PEA. Les enfants rattachés au foyer fiscal de leurs parents ne peuvent ouvrir un PEA qu’à leur majorité. Dès qu’un enfant quitte le foyer fiscal parents, il peut ouvrir son propre PEA et commencer à faire courir l’antériorité fiscale de ce placement avantageux.

Définir son profil investisseur et sa stratégie

Chaque investisseur a un profil différent selon sa tolérance au risque, son horizon investissement et ses objectifs financiers. Définir son profil investisseur est la première étape avant de placer son argent en bourse.

  • Profil prudent : faible tolérance à la volatilité et aux baisses, horizon investissement court (moins de 5 ans). Placement recommandé : 70 % obligations, 30 % actions via ETF. Risque de perte en capital limité mais rendement annuel moyen plus faible (3–4 %).
  • Profil équilibré : accepte une volatilité modérée sur son placement, horizon de 5 à 10 ans. Allocation conseillée : 50 % actions (ETF monde + quelques titres individuels), 50 % obligations. Rendement annuel moyen visé : 5–7 %.
  • Profil dynamique : accepte les fortes fluctuations de son investissement pour maximiser le rendement, horizon long (10 ans+). Investi à 80–100 % en actions et ETF sur les marchés mondiaux. Rendement annuel moyen historique : 7–10 %.

La stratégie investissement la plus efficace pour un débutant est le DCA (Dollar Cost Averaging) : investir un montant fixe chaque mois sur les mêmes titres, quelle que soit la direction du marché. Cette méthode présente plusieurs avantages : elle lisse le prix d’achat moyen sur plusieurs années, évite les erreurs de timing sur le marché et transforme l’investissement en bourse en habitude automatique. Sur un horizon de 15 à 20 ans, une stratégie DCA de 200 € par mois sur un ETF monde produit statistiquement de meilleurs résultats que toutes les tentatives de sélection du moment idéal d’achat.

L’autre grande stratégie est le buy & hold : acheter des titres de qualité (LVMH, Air Liquide, Microsoft…) et les conserver indéfiniment. Cette approche tire parti des intérêts composés et du réinvestissement des dividendes sur de longues années. Warren Buffett, le plus célèbre investisseur au monde, a bâti sa fortune sur cette stratégie investissement simple et éprouvée sur plusieurs décennies.

Choisir son courtier

Le courtier est l’intermédiaire entre vous et le marché boursier. Il conserve vos titres, exécute vos ordres d’achat et de vente, et met à disposition les enveloppes fiscales (PEA, CTO). Le choix du courtier impacte directement vos frais d’investissement chaque année.

  • Trade Republic : 1 € par ordre quelle que soit la taille, accès aux actions européennes et américaines, ETF, plans d’investissement automatiques (DCA), compte épargne rémunéré à 3 %. Trade Republic est le courtier idéal pour débuter grâce à son interface mobile intuitive et ses frais fixes. Notre avis : meilleur rapport simplicité/coût pour un investisseur débutant.
  • Degiro : frais parmi les plus bas sur les marchés internationaux, large sélection de titres (actions, ETF, obligations), accès aux marchés américains, européens et asiatiques. Idéal pour les investisseurs actifs qui achètent régulièrement des titres sur plusieurs marchés.
  • Boursorama Bourse : PEA et CTO intégrés au compte bancaire, accès au marché français (Euronext), interface complète. Avantage principal : centraliser banque et investissement bourse sur une seule plateforme.
  • Fortuneo : PEA compétitif, bonne sélection d’ETF éligibles, service client de qualité, application mobile claire. Bon choix pour un investisseur cherchant un placement PEA fiable avec un accompagnement de qualité.

ETF ou actions : conseils concrets pour débuter

Performance annuelle MSCI World — 2015 à 2025

Notre avis pour débuter en bourse : commencez par les ETF indiciels avant d’acheter des actions individuelles. Voici les meilleurs ETF pour placer son argent en bourse en 2026 :

  • Amundi MSCI World (CW8) : l’ETF monde de référence. Expose votre investissement à 1 500 grandes entreprises mondiales — Apple, Microsoft, Amazon, Google, LVMH, Air Liquide — en un seul titre. Frais : 0,38 % par an. Éligible PEA. C’est le placement de base de tout portefeuille bourse débutant.
  • Amundi S&P 500 : réplique l’indice des 500 plus grandes entreprises américaines incluant Apple, Microsoft, Amazon, Google et Meta. Rendement annuel moyen de 12 % sur les 10 dernières années. Frais : 0,15 % par an.
  • Lyxor CAC 40 : investissement sur les 40 grandes entreprises françaises (LVMH, Air Liquide, BNP Paribas, TotalEnergies…). Éligible PEA, dividendes réinvestis automatiquement. Frais : 0,20 % par an.

Pour investir sur des actions individuelles, sélectionnez des entreprises de qualité avec un avantage concurrentiel durable. Air Liquide distribue un dividende en hausse depuis plus de 30 ans : c’est le signe d’une entreprise solide et résiliente. LVMH bénéficie d’un positionnement premium mondial dans le luxe. BNP Paribas est la première banque européenne. Ces titres de qualité constituent la base d’un portefeuille actions solide pour un investisseur cherchant à combiner croissance du capital et dividendes annuels.

Le conseil clé pour l’investisseur débutant : limitez les actions individuelles à 20-30 % de votre portefeuille. Les 70-80 % restants en ETF diversifiés sur les marchés mondiaux réduisent le risque et améliorent la performance sur le long terme.

Dividendes : un revenu annuel de votre investissement

Le dividende est la part des bénéfices qu’une entreprise distribue à ses actionnaires chaque année. C’est l’un des grands avantages d’investir en bourse : générer un revenu passif régulier en plus de la hausse potentielle du cours de l’action.

En France, de nombreuses grandes entreprises cotées distribuent un dividende généreux. Air Liquide verse un dividende en croissance chaque année depuis plus de trois décennies. LVMH distribue un dividende annuel qui représente 2 à 3 % du cours de l’action. BNP Paribas affiche un rendement en dividende de 5 à 7 % par an. Ces dividendes, réinvestis chaque année dans de nouveaux titres, amplifient considérablement l’effet des intérêts composés sur un horizon de placement long.

Pour un investisseur cherchant des revenus réguliers, une stratégie de placement orientée dividendes présente plusieurs avantages : revenus prévisibles chaque année, sélection d’entreprises financièrement solides capables de maintenir leur dividende, et rendement total (dividende + hausse du cours) souvent supérieur à celui d’un placement immobilier locatif. Notre avis : intégrer 20 à 30 % d’actions à dividende dans son portefeuille bourse est une approche équilibrée pour un investisseur à horizon 10 ans et plus.

Gérer les risques d’investir en bourse

L’investissement en bourse comporte un risque de perte en capital. La volatilité est inhérente aux marchés boursiers : les cours montent et descendent chaque jour en fonction des résultats des entreprises, des décisions des banques centrales et du sentiment général des investisseurs. Voici les principaux risques à connaître et comment les gérer.

Le risque de marché : tous les investissements en bourse sont exposés aux baisses générales du marché. En 2022, les marchés boursiers mondiaux ont perdu 20 % de leur valeur en un an. En mars 2020, la chute a atteint 35 % en quelques semaines. Ces corrections brutales font partie du cycle normal des marchés et se sont chaque fois suivies d’un rebond. Sur un horizon de 15 à 20 ans, aucune période d’investissement en bourse n’a terminé avec une performance négative sur les indices mondiaux.

Le risque de titre : une action individuelle peut perdre l’essentiel de sa valeur si l’entreprise fait faillite ou connaît une crise grave. C’est pourquoi la diversification du portefeuille entre de nombreux titres (via ETF) est indispensable pour limiter ce risque spécifique.

La gestion des risques passe par trois leviers : la diversification des titres sur plusieurs secteurs et géographies, l’horizon investissement long (10 ans minimum), et la discipline émotionnelle (ne pas vendre en panique lors d’une baisse). Un conseiller financier peut aider à définir une allocation d’actifs adaptée à votre profil investisseur et à votre situation personnelle.

Bourse vs immobilier : quel placement choisir ?

L’investissement immobilier et l’investissement en bourse sont les deux placements préférés des Français pour faire fructifier leur argent. Chacun présente des avantages et des inconvénients distincts.

L’immobilier locatif offre un revenu régulier (loyers), un effet de levier via le crédit et une valeur tangible. Ses inconvénients : capital initial élevé, gestion des locataires, travaux, illiquidité. Le rendement net annuel est de 3 à 5 % selon la localisation.

L’investissement en bourse offre une liquidité immédiate, une diversification mondiale, des frais réduits et un accès dès 1 €. Ses avantages en termes de performance sont supérieurs à l’immobilier sur un horizon de 20 ans dans la plupart des études. Le risque de perte est réel mais gérable avec une stratégie investissement adaptée.

Notre avis : les deux placements sont complémentaires. L’idéal est de combiner un investissement immobilier pour l’effet de levier et la stabilité, et un portefeuille bourse pour la performance et la liquidité. Si vous n’avez pas les moyens d’investir dans l’immobilier, la bourse est le meilleur placement accessible pour faire croître votre argent chaque année.

Combien investir en bourse et comment progresser ?

Il n’existe pas de montant minimum pour investir en bourse : Trade Republic et Degiro permettent de placer son argent dès 1 €. La stratégie DCA mensuelle fonctionne quel que soit votre budget. Voici des scénarios concrets selon votre capacité d’investissement annuelle :

  • 50 € par mois (600 € par an) : après 20 ans à 8 % de rendement annuel, votre investissement initial de 12 000 € devient environ 29 000 €. Les avantages des intérêts composés sont déjà significatifs.
  • 200 € par mois (2 400 € par an) : après 20 ans, un portefeuille de près de 118 000 € pour 48 000 € investis. Le rendement du placement dépasse largement le capital placé.
  • 500 € par mois (6 000 € par an) : après 20 ans, votre investissement peut atteindre 295 000 € pour 120 000 € placés. Les dividendes annuels générés représentent alors plusieurs milliers d’euros par an.

Le meilleur conseil : commencez maintenant, augmentez votre investissement mensuel chaque année en proportion de la hausse de vos revenus, et reinvestissez systématiquement les dividendes perçus. Chaque année de retard représente une année d’intérêts composés perdue sur votre placement.

Conclusion : investir en bourse, notre avis

Investir en bourse est le meilleur placement accessible à tous les particuliers pour construire un patrimoine financier sur le long terme. Les avantages sont nombreux : rendement annuel moyen de 7 à 10 %, dividendes réguliers, liquidité immédiate, diversification mondiale, et fiscalité avantageuse via le PEA. Les risques existent — volatilité, risque de perte en capital — mais se maîtrisent avec un horizon d’investissement long, une bonne diversification des titres et une stratégie DCA disciplinée.

Notre avis final pour un investisseur débutant : ouvrez un PEA chez Trade Republic ou Boursorama, commencez par placer votre argent sur un ETF monde (Amundi CW8), investissez un montant fixe chaque mois via DCA, ajoutez progressivement des actions à dividende (Air Liquide, LVMH, BNP Paribas) et laissez les intérêts composés faire leur travail année après année. C’est la stratégie investissement la plus simple et la plus efficace pour faire fructifier son argent en bourse sur le long terme.

Assurance vie 2026 : guide complet pour bien placer

Frans Puijlaert
, 16/05/2026 | Source : Librelois

L’assurance vie est le placement préféré des Français, avec plus de 1 900 milliards d’euros d’encours en 2025. Pour comprendre ses mécanismes et ses risques, l’AMF publie un guide complet à destination des épargnants. Ce succès repose sur une combinaison unique : une fiscalité avantageuse, une souplesse totale dans les versements, une performance des actifs financiers sur le long terme et une transmission de patrimoine hors succession particulièrement efficace. Que vous cherchiez à faire fructifier votre argent, à préparer votre retraite ou à optimiser la transmission de votre patrimoine, le contrat assurance vie s’adapte à tous les profils d’épargnants.

Le cadre fiscal de l’assurance vie est sans équivalent parmi les placements disponibles en France. Grâce à l’imposition différée et aux abattements après 8 ans d’ancienneté, les intérêts et plus-values capitalisent à l’abri de l’impôt, ce qui améliore sensiblement la performance nette du contrat au total. À cela s’ajoute la grande diversité des supports accessibles — fonds en euros sécurisés, unités de compte actions, obligations, immobilier — qui permet à chaque épargnant de construire une enveloppe sur mesure selon ses objectifs et sa tolérance au risque.

Souscrire une assurance vie en 2026 est une décision stratégique : plus tôt vous ouvrez un contrat, plus tôt court l’antériorité fiscale. Ce guide complet vous explique tout ce que vous devez savoir sur le fonctionnement et la fonction du contrat assurance vie, ses supports d’investissement, la fiscalité de vos gains, et comment souscrire en ligne au meilleur coût.

Comment fonctionne l’assurance vie ?

Type Rendement 2025 Risque Garantie capital
Fonds en euros 2,5–4 % Très faible ✅ Oui
UC actions Variable Élevé ❌ Non
UC immobilier (SCI) 4–5 % Modéré ❌ Non
UC obligataires 3–4 % Faible ❌ Non
Profil équilibré 50/50 3–5 % Modéré Partielle
Librelois

La fonction principale d’un contrat assurance vie est double : faire fructifier un capital sur le long terme tout en organisant sa transmission. Concrètement, vous effectuez un versement initial lors de la souscription — à partir de quelques centaines d’euros pour les contrats en ligne — puis des versements libres ou programmés selon votre rythme et vos capacités d’épargne. Il n’existe aucun plafond de versements, contrairement au livret A ou au PEA. Chaque versement est investi sur les supports d’investissement de votre choix au sein de l’enveloppe fiscale du contrat.

La deuxième fonction clé est la transmission : à l’ouverture du contrat, vous désignez un ou plusieurs bénéficiaires via la clause bénéficiaire. En cas de décès, les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés échappent aux règles classiques de la succession, dans des conditions fiscales très favorables. C’est un avantage que ne propose aucune autre enveloppe d’épargne réglementée — ni le livret A, ni le PEA, ni le compte-titres ordinaire n’offre un tel dispositif.

Les supports investissement disponibles varient selon les contrats. Les contrats multisupports — les plus répandus — proposent une large gamme d’actifs : fonds en euros à capital garanti, unités de compte actions (fonds indiciels, ETF, fonds actifs), unités de compte obligataires diversifiées, et UC immobilier sous forme de SCPI, SCI ou OPCI. Ces actifs financiers offrent des niveaux de rendement et de risque différents selon leur nature et leur fonction dans l’allocation. Les unités de compte comportent un risque de perte en capital — la valeur des actifs peut diminuer — contrairement au fonds en euros dont le capital est garanti.

Chaque versement effectué sur un contrat assurance vie est horodaté fiscalement : il fait courir l’antériorité du contrat dès l’ouverture. Les contrats assurance vie sont des placements régulés, supervisés par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), qui veille à la solidité financière des assureurs et à la protection des épargnants.

Quelle est la fiscalité de l’assurance vie ?

La fiscalité de l’assurance vie est l’un de ses atouts majeurs. Le cadre fiscal évolue selon l’ancienneté du contrat et le montant des gains réalisés lors d’un rachat.

Avant 8 ans : les gains issus d’un rachat sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux (dont la CSG). Le taux effectif de 30 % peut être allégé en optant pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si votre tranche fiscale le justifie.

Après 8 ans : la fiscalité avantageuse de l’assurance vie s’exprime pleinement. Vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune). Au-delà de cet abattement, le taux est de 24,7 % : 7,5 % d’IR et 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce taux préférentiel est nettement inférieur au taux standard du PFU de 30 % appliqué avant 8 ans.

Pour les unités de compte, les prélèvements sociaux dus sur les gains ne sont prélevés qu’au moment du rachat, pas chaque année. Ce mécanisme d’imposition différée améliore la performance globale du contrat : les intérêts et plus-values se capitalisent sans ponction annuelle, à un taux de croissance nettement supérieur à celui d’un placement taxé chaque année.

En matière de succession, l’assurance vie bénéficie d’un régime fiscal exceptionnel. Les capitaux transmis aux bénéficiaires lors du décès du souscripteur sont exonérés jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, pour les versements effectués avant 70 ans. Le conjoint partenaire PACS est totalement exonéré, sans limite de montant. Au-delà de 152 500 €, un taux de 20 % s’applique jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %.

La clause bénéficiaire est l’élément central de cette optimisation successorale. Il est essentiel de la rédiger avec précision : désigner nommément les bénéficiaires, prévoir des bénéficiaires de second rang (en cas de décès du bénéficiaire principal avant le souscripteur) et indiquer les quotes-parts souhaitées. Une clause bénéficiaire mal rédigée peut entraîner des complications lors du règlement du contrat au moment du décès du souscripteur.

Gestion pilotée ou gestion libre ?

Lorsque vous souscrivez un contrat assurance vie multisupport, vous avez le choix entre deux modes de gestion selon votre profil et vos connaissances financières.

La gestion libre vous donne la main sur le choix de vos supports investissement. Vous décidez de la répartition entre fonds en euros, unités de compte actions, UC obligataires, SCPI, SCI ou OPCI. Ce mode convient aux épargnants qui souhaitent gérer activement leur argent, analyser la performance des actifs en portefeuille et effectuer des arbitrages en fonction de l’évolution des taux et des marchés financiers.

La gestion pilotée consiste à déléguer la gestion de votre contrat à un professionnel. Vous choisissez un profil de risque — prudent, équilibré ou dynamique — et le gestionnaire ajuste automatiquement la répartition entre supports d’investissement en fonction des conditions de marché, de l’évolution des taux d’intérêt et de votre horizon de placement. L’allocation entre obligations, actions et fonds euros est rééquilibrée périodiquement pour maintenir la fonction de chaque poche dans le portefeuille.

La gestion pilotée présente de nombreux avantages : accessible sans expertise financière, diversification optimisée des actifs, suivi professionnel de la performance et des risques. En contrepartie, des frais supplémentaires de 0,2 à 0,5 % par an s’ajoutent aux frais de gestion standard. Les offres de contrats en ligne comme Linxea Avenir 2 ou Boursorama Vie proposent une gestion pilotée à des taux très compétitifs par rapport aux contrats bancaires traditionnels.

Fonds euros ou unités de compte : que choisir ?

Rendement moyen fonds euros — 2015 à 2025

Le choix entre fonds en euros et unités de compte dépend de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque de perte en capital. C’est l’une des décisions clés lors de la souscription d’un contrat assurance vie.

Le fonds en euros garantit votre capital. Ses intérêts sont définitivement acquis chaque année grâce à l’effet cliquet — c’est la fonction principale du fonds euros dans une allocation défensive. Avec un rendement moyen de 2,5 à 4 % en 2025, le taux servi par les fonds euros retrouve une attractivité réelle après plusieurs années de taux historiquement bas. Ce support convient aux épargnants dont l’horizon de placement est court (moins de 5 ans) ou dont la tolérance au risque de perte en capital est faible.

Les unités de compte offrent un potentiel de performance plus élevé, mais exposent l’épargnant à des risques de perte en capital. Sur longue période, les placements en UC actions surperforment généralement le fonds en euros. Les UC obligataires présentent un profil de risques modéré avec des rendements de 3 à 4 %, fonction de la duration des obligations en portefeuille. Les UC immobilier — notamment via des SCI ou des SCPI — affichent une performance stable de 4 à 5 % avec une volatilité maîtrisée.

L’ETF (fonds indiciel coté) est un support investissement de plus en plus présent dans les contrats assurance vie en ligne. Ces actifs financiers répliquent fidèlement un indice boursier (CAC 40, S&P 500, MSCI World) avec des frais de gestion très faibles, et leur fonction est d’offrir une exposition diversifiée aux marchés actions à moindre coût. Ils permettent d’améliorer sensiblement la performance nette du contrat sur la durée grâce à leur taux de frais très faible.

Pour un épargnant avec un horizon de placement de 10 ans ou plus, une allocation mixte s’impose : 30 à 50 % sur le fonds en euros pour la sécurité du capital, et 50 à 70 % sur des supports UC diversifiés (actions, SCPI SCI OPCI, obligations). Cette répartition vise un rendement global total de 4 à 5 % net, tout en limitant l’exposition aux risques de perte en capital.

Comment souscrire une assurance vie en ligne ?

Souscrire une assurance vie en ligne est aujourd’hui simple, rapide et bien moins coûteux qu’en agence bancaire. La plupart des contrats en ligne ne facturent aucun frais d’entrée sur les versements, contre 2 à 4 % en banque traditionnelle — un avantage considérable sur le long terme lorsque les versements s’accumulent et que les intérêts composés jouent leur rôle.

Lors de la souscription, chaque versement initial peut être d’un montant minimal très faible (à partir de 100 € sur certains contrats). Vous aurez besoin d’une pièce d’identité, d’un RIB et de votre numéro fiscal. Le versement initial déclenche l’ouverture effective du contrat et fait courir l’antériorité fiscale. La souscription se fait entièrement en ligne avec signature électronique.

Parmi les meilleures offres du marché en 2026, trois contrats se distinguent nettement :

  • Linxea Avenir 2 (assureur Suravenir) : 0 % de frais sur versements, accès à plus de 600 unités de compte dont ETF et SCPI, gestion pilotée disponible, fonds euros performant (taux de rendement 3,5 % en 2024). Cette offre est régulièrement classée meilleur contrat en ligne.
  • Boursorama Vie (assureur Generali) : 0 % de frais sur versements, interface simple, idéal pour débutants, large choix de supports investissement et d’actifs financiers. Cette offre convient à un profil équilibré à la recherche de simplicité.
  • Lucya Cardif (assureur BNP Paribas Cardif) : fonds euros très performant (taux 4 % en 2024), accès à des SCPI et SCI en unités de compte, frais de gestion pilotée compétitifs. L’offre Lucya Cardif se distingue par la qualité de son fonds euros et la diversité de ses supports.

Pour comparer les contrats assurance vie, examinez systématiquement : les frais de gestion annuels sur unités de compte (0,5 % à 1 %), la diversité et la performance des actifs disponibles (ETF, SCPI, obligations), le taux du fonds en euros, et les conditions de rachat partiel. L’enveloppe fiscale étant commune à tous les contrats, c’est la qualité des placements et le niveau des frais qui différencient réellement les offres du marché. Le total des frais prélevés sur le contrat chaque année est un critère décisif pour comparer les offres entre elles.

Assurance vie et succession

L’assurance vie est un outil de transmission patrimoniale hors pair. Sa fonction en matière de succession est unique : les capitaux transmis au bénéficiaire lors du décès du souscripteur échappent aux droits de succession classiques, dans le cadre de l’article L132-12 du Code des assurances.

Pour les versements effectués avant 70 ans : chaque bénéficiaire dispose d’un abattement de 152 500 €, tous contrats assurance vie confondus. Au-delà, un taux de 20 % s’applique jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %. Le conjoint partenaire PACS est totalement exonéré, sans limite de montant.

Pour les versements effectués après 70 ans : un abattement global de 30 500 € s’applique, partagé entre tous les bénéficiaires. Les intérêts générés restent toutefois exonérés. La stratégie optimale consiste à concentrer l’essentiel de ses versements avant 70 ans pour maximiser les abattements par bénéficiaire.

La rédaction de la clause bénéficiaire est déterminante pour la transmission. Évitez la formule vague « mes héritiers » au profit d’une désignation nominative précise avec prénom, nom, date de naissance et lien de parenté. Prévoyez des bénéficiaires de second rang (en cas de décès du bénéficiaire principal avant le souscripteur) et les quotes-parts souhaitées. Cette clause peut être modifiée à tout moment gratuitement.

Rachat partiel : comment récupérer son argent ?

Contrairement à une idée reçue, l’argent investi dans un contrat assurance vie n’est pas bloqué. Un rachat partiel est possible à tout moment, sans justification. La fonction de liquidité du contrat assurance vie est un atout majeur par rapport à d’autres placements long terme comme l’immobilier. Le délai de traitement est de 2 à 7 jours ouvrés selon les contrats et les assureurs.

La fiscalité du rachat partiel repose sur une règle de proratisation : seule la part de gains contenue dans le rachat est soumise à l’impôt. Si votre contrat représente 80 % de capital et 20 % de gains, alors 20 % du montant racheté sera imposé, quel que soit le taux applicable (PFU ou barème progressif). Cette règle s’applique à tout rachat, partiel ou total.

La stratégie optimale : effectuer des rachats partiels réguliers après 8 ans d’ancienneté du contrat, en profitant de l’abattement annuel de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple). Cette approche permet de récupérer chaque année une partie significative des gains sans payer d’impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux dus restent à acquitter (17,2 %, CSG incluse). L’impact est considérable sur un capital de 100 000 € ou plus : en pilotant finement ses rachats partiels, un épargnant peut récupérer l’essentiel de ses gains nets d’impôt en quelques années.

Un rachat total met fin au contrat et déclenche la fiscalité sur l’ensemble des gains. Mieux vaut opter pour des rachats partiels successifs, planifiés en fonction de l’abattement disponible chaque année et du taux appliqué selon l’ancienneté. Ce pilotage fin est l’une des compétences clés de la gestion pilotée proposée par les meilleurs assureurs du marché.

Conclusion : l’assurance vie, un placement incontournable

L’assurance vie reste, en 2026, le placement préféré des Français — et pour de très bonnes raisons. Sa fiscalité avantageuse (notamment après 8 ans), son cadre fiscal unique pour la succession et la transmission, sa souplesse en matière de versements et de rachats partiels, et la performance potentielle de ses supports d’investissement en font un outil patrimonial exceptionnel.

Que vous cherchiez à faire fructifier votre argent sur le long terme via des unités de compte (actions, obligations, ETF, SCPI SCI OPCI), à sécuriser un capital avec le fonds en euros à taux garanti, ou à optimiser la transmission de votre patrimoine au conjoint partenaire PACS ou à vos enfants, le contrat assurance vie remplit toutes ces fonctions au sein d’une seule enveloppe fiscale.

Pour maximiser les gains de votre assurance vie : choisissez parmi les meilleures offres de contrats en ligne sans frais d’entrée, soignez la rédaction de votre clause bénéficiaire pour optimiser la succession, adoptez une allocation entre actifs sécurisés (fonds euros) et unités de compte adaptée à votre horizon de placement et à votre tolérance aux risques de perte en capital, et planifiez des rachats partiels annuels après 8 ans pour exploiter l’abattement fiscal. Souscrire une assurance vie aujourd’hui, c’est démarrer l’horloge de l’antériorité fiscale — un versement initial suffira à ouvrir les droits.

« Pas de bistrot pour les fachos » : mobilisation contre la brasserie du fondateur du média d'extrême droite Frontières

Rozenn Le Carboulec
, 15/05/2026 | Source : Basta !

Data-centers, carrières, projets routiers : la carte du printemps des luttes locales

Rédaction
, 15/05/2026 | Source : Basta !

Livret A 2026 : taux, plafond, intérêts et tout ce qu’il faut savoir

Frans Puijlaert
, 14/05/2026 | Source : Librelois

Qu’est-ce que le Livret A ?

Le Livret A est le placement préféré des Français : un compte d’épargne réglementée, garanti par l’État, totalement exonéré de fiscalité. Créé en 1818 par la Caisse d’Épargne, il est aujourd’hui détenu par plus de 55 millions de ménages. Sa popularité repose sur trois atouts imbattables : liquidité totale, garantie du capital et rémunération nette d’impôt.

Contrairement à un livret bancaire classique, son taux est fixé par décret et révisé deux fois par an, sur proposition de la Banque de France — toutes les règles applicables sont détaillées sur le livret A sur Service-public.fr. Les fonds collectés financent le logement social et les infrastructures publiques via la Caisse des Dépôts.

Taux du Livret A en 2026 : quel rendement ?

Le taux du Livret A suit une formule prenant en compte l’inflation et les taux d’intérêt à court terme. Après une longue période à 0,50 % (2020-2022), il a fortement progressé avant de redescendre.

Historique récent :

  • Août 2022 : hausse à 2 %
  • Février 2023 : hausse à 3 %
  • Août 2023 – janvier 2025 : maintien à 3 %
  • Février 2025 : baisse à 2,4 % suite au recul de l’inflation

Le taux affiché est un taux net : la rémunération est intégralement exonérée de prélèvements sociaux (CSG, CRDS) et d’imposition sur le revenu. Pour un contribuable imposé à 30 %, un Livret A à 2,4 % correspond à un placement bancaire ordinaire rapportant environ 3,43 % brut.

Un Livret A au plafond (22 950 €) génère ainsi environ 550 € de gains nets annuels à ce taux, sans aucune démarche fiscale.

Plafond du Livret A : combien peut-on déposer ?

Évolution du taux du Livret A de 2020 à 2026 : de 0,5 % à 3 % puis 2,4 %

Le plafond des dépôts est fixé à 22 950 € pour les particuliers, et à 76 500 € pour les associations. Ce seuil, inchangé depuis 2013, ne limite pas la capitalisation : les gains accumulés au 31 décembre peuvent porter le solde légèrement au-delà sans que de nouveaux versements soient acceptés.

Pour un couple, le plafond s’applique par livret et non par foyer fiscal. Chaque conjoint peut détenir son propre compte, permettant de loger jusqu’à 45 900 € d’épargne réglementée en franchise totale de fiscalité.

Règle absolue : une seule personne ne peut détenir qu’un seul Livret A, quel que soit l’établissement bancaire. Les comptes sont déclarés à la Banque de France, qui dispose d’un fichier national pour détecter les détentions multiples.

Comment sont calculés les gains et la capitalisation ?

Le calcul repose sur le principe de la quinzaine. Le solde le plus bas de chaque quinzaine détermine la base de rémunération :

  • Un versement entre le 1er et le 15 du mois commence à produire des gains le 16.
  • Un versement entre le 16 et le dernier jour du mois produit des gains à partir du 1er du mois suivant.
  • Un retrait avant le 16 stoppe les gains depuis le 1er de ce mois.
  • Un retrait après le 16 stoppe les gains depuis le 16 de ce mois.

La capitalisation annuelle intervient le 31 décembre : les gains s’ajoutent au solde et produisent à leur tour une rémunération dès le 1er janvier. Ce mécanisme d’intérêts composés favorise les épargnants qui maintiennent un solde élevé sur la durée.

Règles d’or : effectuez vos versements avant le 1er ou le 16 du mois, et évitez les retraits en début de quinzaine.

Qui peut ouvrir un Livret A ?

L’ouverture est accessible à toute personne physique, quelle que soit sa nationalité ou son lieu de résidence. Les enfants mineurs peuvent en détenir un dès leur naissance, géré par leurs représentants légaux jusqu’à leur majorité. Aucun établissement bancaire ne peut refuser une demande d’ouverture, et aucuns frais de gestion ne peuvent être prélevés.

Depuis 2009, toutes les banques sont habilitées à proposer le Livret A — banques en ligne, La Banque Postale, établissements traditionnels. Auparavant, ce droit était réservé à la Caisse d’Épargne, au Crédit Mutuel et à La Banque Postale.

Les démarches sont simples : une pièce d’identité, un justificatif de domicile, et un premier versement généralement compris entre 1 € et 10 €. La plupart des banques permettent une ouverture entièrement en ligne, via leur application internet.

Fiscalité : une exonération totale et automatique

Les gains du Livret A sont intégralement exempts de toute taxation — ni imposition sur le revenu, ni prélèvements sociaux. Cette exonération est automatique : aucune case à cocher sur la déclaration, aucun formulaire à remplir. Les sommes perçues n’entrent pas dans le calcul du revenu fiscal de référence.

C’est l’avantage décisif face aux livrets bancaires ordinaires, dont les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %. Plus le contribuable est imposé, plus l’avantage du Livret A est significatif.

Livret A vs autres livrets réglementés

Le Livret A coexiste avec plusieurs autres produits d’épargne réglementée, chacun ayant ses règles d’éligibilité et ses plafonds :

Produit Taux net Plafond Éligibilité
🏆 Livret A N°1 2,4 % 22 950 € Tous publics
LDDS 2,4 % 12 000 € Contribuables majeurs
⭐ LEP Meilleur taux 3,5 % 10 000 € Sous conditions de revenus
Livret Jeune ≥ 2,4 % 1 600 € 12–25 ans
CEL 1,5 % 15 300 € Tous publics
Librelois

Le LEP (Livret d’Épargne Populaire) est prioritaire pour les foyers éligibles : son taux de 3,5 % surpasse le Livret A, avec la même garantie de l’État et la même exemption fiscale. Si vos revenus sont en dessous du plafond fixé par la Caisse des Dépôts, ouvrez un LEP en premier.

Le LDDS peut être cumulé avec le Livret A pour atteindre une enveloppe réglementée de 34 950 €, entièrement exemptée de taxation sur les gains.

Le Livret A dans une stratégie patrimoniale

Le Livret A est un outil de gestion de trésorerie, pas un véhicule de constitution de patrimoine sur le long terme. Sa vocation : héberger l’épargne de précaution, soit l’équivalent de 3 à 6 mois de charges fixes. Ce coussin de liquidité permet de faire face à un imprévu sans mobiliser des placements à horizon plus long.

Au-delà de cette réserve de sécurité, d’autres supports méritent d’être explorés :

  • Assurance-vie en fonds euros : pour l’épargne à moyen terme, avec une fiscalité avantageuse après 8 ans
  • Plan d’Épargne en Actions (PEA) : pour investir sur les marchés financiers avec une fiscalité allégée après 5 ans
  • SCPI : pour accéder à l’immobilier sans gestion directe et percevoir des revenus locatifs réguliers
  • Plan d’Épargne Retraite (PER) : pour préparer sa retraite tout en réduisant son revenu imposable

Le Livret A reste le point de départ de toute stratégie patrimoniale solide : il constitue le socle de sécurité sur lequel s’appuie l’ensemble de la gestion financière du ménage.

FAQ Livret A

Peut-on avoir un Livret A dans plusieurs banques ?

Non. Chaque personne physique ne peut en détenir qu’un seul, dans un seul établissement. En cas de double détention constatée, les gains du second livret sont soumis à imposition et des pénalités s’appliquent.

Les gains du Livret A doivent-ils être déclarés ?

Non. Les gains du Livret A sont exonérés de toute taxation et n’ont pas à figurer dans la déclaration de revenus. Ils n’entrent pas dans le calcul du revenu fiscal de référence.

Peut-on ouvrir un Livret A pour un enfant mineur ?

Oui. Un Livret A peut être ouvert au nom d’un enfant dès sa naissance, par ses parents ou tuteurs légaux. Le solde appartient à l’enfant ; les représentants légaux gèrent les opérations jusqu’à sa majorité.

Que se passe-t-il si les gains font dépasser le plafond ?

La capitalisation annuelle du 31 décembre peut porter le solde au-delà de 22 950 €. Dans ce cas, aucun nouveau dépôt n’est accepté, mais la rémunération continue de s’accumuler sur l’intégralité du solde, y compris la part excédentaire.

Un non-résident peut-il ouvrir un Livret A ?

Oui, sous réserve de fournir les justificatifs requis à une banque française. Toutefois, la législation fiscale du pays de résidence peut remettre en cause l’exonération accordée par la France sur les gains perçus.

Link-ed.info : un outil pour les lier tous

La galaxie d’extrême droite qui veut porter le RN au pouvoir enfin cartographiée

Est-il possible d’avoir une vision complète de toutes les entités à l’œuvre pour faire entrer le Rassemblement national à l’Élysée ? Peut-on, avec un seul outil, comprendre ce qu’est cette galaxie, qu’il s’agisse de politiques, de militants, de groupuscules violents, d’entreprises, d’influenceurs, etc. ? Nous avons tenté de répondre à cette problématique.

Vue de la cartographie de Link-ed.info - CC

Depuis longtemps, nous faisons le constat qu’une « galaxie d’extrême droite » puissante existe désormais en France et qu’elle dispose de moyens efficaces pour parvenir à ses fins : l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Cette galaxie comprend des médias, des influenceurs, des groupuscules violents, des personnalités politiques, des agences d’influence…

La plupart de ces acteurs n’agissent pas en respectant les règles démocratiques, qu’ils méprisent. Leur projet repose sur un moteur : la haine. Il mènera immanquablement à ce que l’on observe actuellement aux États-Unis. Ou pire.

Nous avons donc décidé de cartographier cette galaxie. Et d’offrir plusieurs voies de navigation dans ces données. Link-ed.info est né d’une discussion entre la rédaction en chef de reflets et de Moïse, journaliste indépendant. Deux autres personnes ont participé à sa réalisation : le journaliste Ricardo Parreira et Shaman, journaliste et développeur chez Reflets.

Notre projet vise à permettre aux citoyens d’identifier en un clic les acteurs de cette galaxie, de s’informer sur la base d’enquêtes de presse sérieuses et de sources fiables et de pouvoir partager (disséminer) ces informations en un clic.

Il existe de très nombreuses enquêtes de presse de qualité sur l’extrême droite dans toutes ses composantes (radicale, parlementaire, économique, culturelle) publiées par des médias variés, indépendants ou non, nationaux ou régionaux. Chaque jour en paraissent de nouvelles. Mais passée leur...

Le revenu de base : la prochaine évidence !

Antoine Moure
, 13/05/2026 | Source : Mouvement Français pour un Revenu de Base

“Maman, Papa, c’est vrai qu’avant le revenu de base, on pouvait dormir dans la rue alors qu’il y avait des logements vides, mais juste parce qu’on n’avait pas d’argent ? C’est la maîtresse qui nous l’a dit. Franchement, ils étaient bizarres les gens d’avant !”

Cette discussion vous semble utopique ? Et pourtant, c’est le lot de toutes les avancées sociales de sembler folle avant d’être une évidence.

La fin de l’esclavage ? “Impossible, qui va cultiver les champs de coton ?”
La fin du travail des enfants ? “Mais comment on va faire pour miner le charbon ?”
Le droit de vote des femmes ? “Voyons mes braves gens, la politique est une affaire d’hommes, on ne va pas laisser les femmes s’en mêler !”
Les congés payés ? “Vous allez ruiner l’économie !”
Le revenu de base ? ” Plus personne ne voudra travailler !

Chaque avancée sociale a eu ses détracteurs, mais l’Histoire ne ment pas, beaucoup d’acquis sociaux sont aujourd’hui considérés comme normaux, après avoir été jugés utopistes, irréalistes voire dangereux. Alors que le fascisme monte, que la crise écologique s’aggrave, que l’IA remplace des dizaines de milliers d’emplois, le revenu de base est une alternative désirable pour répondre à la plupart des enjeux de notre époque et nous permettre de ne pas sombrer dans le chaos. Mais si le progrès social va dans le sens de l’Histoire, cela ne se fait pas sans heurts. Alors que les congés payés étaient obtenus de haute lutte, en France, c’était l’Allemagne nazie qui s’installait outre-Rhin et qui allait plonger le monde dans la plus grande barbarie du XXe siècle.

Aujourd’hui, nous traversons une époque incertaine, et bien audacieux·se celui ou celle qui pourrait dire l’état du monde dans 3 mois ou dans 5 ans. En revanche, nous savons que c’est aujourd’hui qu’il faut agir pour les progrès de demain. Car si l’incertitude peut faire peur, elle ouvre aussi des perspectives pour des lendemains meilleurs.

En septembre, le MFRB présentera les premières étapes concrètes pour mettre en place un revenu de base en France. Et pour pouvoir être audibles, nous avons besoin de vous. Chaque personne qui adhère, même si elle n’a pas le temps de s’impliquer, renforce le poids de ceux qui agissent. Quant à celles et ceux qui veulent mettre la main à la pâte, il y a de quoi faire !

Et puisque c’est aujourd’hui que se construit demain, rejoignez-nous pour apporter votre pierre à l’édifice !

 

Cet article Le revenu de base : la prochaine évidence ! est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.

Au tribunal, une association défend la désobéissance civile face à la préfecture qui lui refuse des subventions

Rachel Knaebel
, 13/05/2026 | Source : Basta !