« Il faut des villes accueillantes » : à Paris, un collectif lutte contre les dispositifs anti-SDF

Daphné Brionne
, 20/06/2024 | Source : Basta !

Surveillance des J.O : au commencement était la bagnole #6

Des radars automatiques jusqu’à la reconnaissance faciale

L’histoire semble farfelue, mais il existe bel et bien un fil conducteur entre la sécurisation des jeux et le monde de l’automobile. Par une curieuse incidence, les cabines radar ont peut-être fait le lit des caméras de vidéosurveillance. Flashback.

Après les coups de flash, le coup de masse - © reflets

Nous sommes dans les années 90, en région Parisienne. Dans ses ateliers, une tranquille PME conçoit un système de prise de vue numérique pouvant être couplé avec un cinémomètre routier (le SVR 2000). La fin du cliché argentique a sonné, avec ce radar de nouvelle génération il devient possible de multiplier les preuves d’infractions et le nombre de PV.

Tout s’emballe en 2003 lorsque le gouvernement et son ministre de l’intérieur Sarkozy décrètent la mise en place du CSA (Contrôle sanction automatisé). Les autorités décident d’implanter des milliers de cabines-radar automatiques sur les routes. L’État a besoin de matériel et de compétences, vite, très vite, alors pour acquérir tout ce nécessaire on fait appel des entités capables de servir le projet. La plupart d’entre elles ont pignon sur l’Élysée et possèdent une division liée à la sécurité ou à la défense nationale. Citons en vrac et par ordre d’apparition à l’écran, Safran, Sagem, Atos, Morpho, Capgemini, Idémia…

Le besoin créant l’envie, la Sagem s’offre très vite la fameuse petite fabrique de radars. Face aux perspectives financières du marché l’un des hauts responsables de l’époque s’extasiera en off : « On va se faire des golden balls!  ». L’ex-PDG de la p’tite boîte d’optique frétillera plus tard d’un plaisir identique : « Grâce aux radars, j'ai vendu ma société dix à vingt fois plus cher… » (Autoplus).

Cabines à tout voir

Mais nous voici déjà en 2006; le directeur des affaires criminelles...

Benoît Coquard : dans les milieux où on vote RN, « la gauche est invisible »

Sophie Chapelle
, 20/06/2024 | Source : Basta !

Pour un front commun des médias contre l'extrême droite

Collectif
, 19/06/2024 | Source : Basta !

Pour un front commun des médias contre l’extrême droite

La presse se mobilise

La presse indépendante fait entendre sa voix à quelques semaines des élections législatives qui risquent de permettre au RN accéder au pouvoir. Reflets est signataire de ce texte.

Loi sur la liberté de la presse de 1881. Souvent, les milliardaires (par ailleurs propriétaires de médias) aiment la contourner pour leur profit

Jamais depuis la Libération, l'extrême droite, en France, ne s’est trouvée si près de la victoire. Elle porte un projet de démolition sociale, de repli chauvin, de discrimination raciste, sexiste, homophobe, de guerre aux minorités, de basculement liberticide et de régression écologique.

Dans sa stratégie de conquête du pouvoir, elle a fait des médias un terrain privilégié, avec la prise de contrôle de titres, de chaînes de télévision, de radios par des milliardaires au service de son projet. Par ce maillage, elle impose dans le débat public ses fausses nouvelles et ses obsessions contraires aux droits fondamentaux. Le Rassemblement national annonce déjà la couleur pour l'audiovisuel public, voué, s'il l'emportait, à la privatisation.

La liberté de la presse est dans sa ligne de mire. Partout en Europe, dans le monde, où l'extrême droite gouverne, celle-ci est violemment attaquée : interdiction de publication, destruction du secret des sources, multiplication des procédures baillons, censure, pressions et intimidations, assèchement des aides publiques à la presse. En France, le terrain en a malheureusement été méthodiquement préparé par l'exécutif sous la présidence d'Emmanuel Macron, qui n'a eu de cesse de restreindre les protections et les droits des journalistes, par les atteintes au secret des sources et la primauté du secret des affaires, la loi sur la sécurité globale, la fusion programmée de l'audiovisuel public, et le...

Communiqué des Éditions Utopia

UtopiaFP
, 19/06/2024 | Source : mouvement utopia

3 livres gratuits : dans cette période sombre et dangereuse, chacun doit se mobiliser pour que cette catastrophe que représenterait l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir en France n’arrive pas.
Alors, à notre manière et modestement, les Éditions Utopia participent à ce sursaut salutaire en mettant gratuitement à votre disposition et en format PDF quelques livres en rapport direct avec cette actualité.
Il s’agit de deux livres écrits récemment par notre Mouvement :

– Ainsi qu’un ouvrage traitant spécifiquement du FN-RN : Le FN(RN) et la société française, d’André Koulberg, doit voici une courte présentation :

Parmi les arguments en faveur de l’extrême-droite on entend celui de ces citoyens en colère expliquant qu’ils ont été déçus par la droite et par la gauche et qui disent pourquoi ne pas essayer le Front national ?
Mais qu’est véritablement le Front national (aujourd’hui RN) ? Comment les idées de ce parti ont-elles réussi à infiltrer progressivement des esprits qui, pour la plupart, ne se disent pourtant ni d’extrême droite ni fascisants ? Pourquoi depuis plus de quarante ans n’arrive-t-on pas à le contrer efficacement ? Quel est le véritable ADN de ce parti qui porte cravate et qui se veut respectable ? Dans notre époque de « post-vérité », comment construire des armes intellectuelles efficaces pour mieux le combattre ?
C’est l’objet de ce livre.
Ce livre pédagogique est indispensable dans cette période de grande confusion. Il explique clairement et concrètement les mécanismes, les rhétoriques et les enjeux du RN.

Voir le site des éditions Utopia : http://www.editions-utopia.org/

“Je suis pour une justice sociale où certains ne gagneraient pas des milliards pendant que d’autres meurent de faim”

Léna Le Guay
, 19/06/2024 | Source : Mouvement Français pour un Revenu de Base

Dans notre histoire, quel personnage veux-tu incarner ?
Je m’adresse ici à celles et ceux qui ne pensent pas aller voter et qui portent en elles/eux les idéaux de la gauche : ceux de la solidarité, de la justice sociale et environnementale.

 

 

 

L’Histoire s’écrit à chaque instant, sans que nous nous en rendions compte. Ce qu’il se passe aujourd’hui se retrouvera dans les livres d’histoire de nos petits-enfants, à qui nous devrons probablement raconter notre rôle, rendre compte de nos actions. Nous devrons confier les combats que nous avons tenus, les choix que nous avons faits.

Enfants, nous lisions l’Histoire de France, avec ses crises et ses guerres, comme un lointain murmure, comme un film en noir et blanc. Dans l’histoire proche du XXème siècle notamment, nous nous demandions, incrédules devant tant d’horreurs, comment certains évènements avaient pu se produire. Et pourtant les protagonistes de cette Histoire étaient à la même place que nous aujourd’hui : acteurs et actrices, actifs ou passifs. Leur film était un live en couleur, semblable au nôtre.

Montée des inégalités, crise économique, crise climatique, nous arrivons au moment clé du chapitre où l’extrême droite fait habituellement son apparition. Mais aujourd’hui conscients des histoires terribles qu’elle amène, nous ne pouvons faire les ignorants ou les curieux. Nous ne voulons pas retourner dans ce film en noir et blanc. Nous ne voulons pas voir de convois partir vers les frontières. Nous ne voulons pas voir d’opposant.es en prison.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le blog de Lena Jo dans Mediapart.

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La gauche souhaite taxer les riches : mais qui sera considéré comme « riche » ?

Daphné Brionne
, 19/06/2024 | Source : Basta !

Faites interdire la vidéosurveillance algorithmique dans votre ville !

noemie
, 18/06/2024 | Source : La Quadrature du Net

Alors que les expérimentations de vidéosurveillance algorithmique (VSA) continuent d’être demandées et déployées par les préfectures – pendant le festival de Cannes ou à Roland-Garros par exemple -, nous lançons la deuxième phase de notre campagne de lutte contre l’empire de la surveillance ! Comme nous croyons que la mobilisation au niveau local est le moyen le plus pertinent et le plus puissant pour repousser l’envahissement de la surveillance, nous avons pensé de nouveaux outils pour aider les habitant·es des villes de France à se battre contre la VSA dans leur commune.

Il y a quelques semaines, nous avons annoncé notre plan de bataille visant à dénoncer l’hypocrisie derrière l’expansion de la surveillance algorithmique de l’espace public. En effet, les Jeux Olympiques sont instrumentalisés pour accélérer l’agenda politique des institutions et des instances policières qui souhaitent ajouter aux caméras des logiciels permettant d’analyser nos faits et gestes dans la rue. Les expérimentations « officielles » de cette technologies ont débuté en avril dernier. Elles ont eu lieu à l’occasion d’evenements festifs, que nous recensons sur notre outil collaboratif, le « Carré ». Pour la plupart, il s’agit d’opportunités pratiques pour tester ces technologies décorrélées de risques de sécurité concrets. En témoignent les justifications des autorisations préfectorales, qui prétendent expliquer le choix de surveiller le métro parisien dans le cadre d’un concert par une guerre à l’autre bout du monde ou un attentat ayant eu lieu il y a plusieurs années. Ces motifs sont copiées/collées au gré des arrêtés démontrant l’absence totale d’efforts des préfectures à contextualiser l’utilisation de cette technologie.

De plus, depuis que la « loi sur les Jeux Olympiques et Paralympiques » a créé un premier régime juridique de la VSA dans le droit français, les promoteurs de la surveillance n’hésitent pas à mettre en avant un soit disant « respect du cadre légal ». Il ne faut y voir rien d’autre qu’un écran de fumée puisque de très nombreux projets de surveillance continuent de prospérer en toute illégalité : qu’il s’agisse du programme Prevent PCP mis en œuvre dans des gares par la SNCF, ou des entreprises privées qui continuent de vendre leurs logiciels de VSA à des villes – telles que Thalès à Reims ou Briefcam à Brest -, ces initiatives locales multiples sont tolérées par les pouvoirs publics. Pour approfondir sur la situation actuelle, nous avons rassemblé et synthétisé dans une brochure (disponible ici) les informations nécessaires pour comprendre ce qu’est la VSA, les raisons de son déploiement et le projet politique cohérent qui se dessine derrière ses utilisations pour le moment temporaires. N’hésitez pas à la lire, l’imprimer et la diffuser !

Désormais, avec cette nouvelle phase de notre campagne, nous vous proposons de passer à l’action ! Si l’arrivée de la VSA est poussée par des instances nationales et les industriels de la surveillance, nous pouvons la contrer en nous y opposant de façon délocalisée et démultipliée à travers toute la France. La ville de Montpellier a ainsi adopté en 2022 une résolution interdisant la surveillance biométrique dans les rues, s’inscrivant dans la dynamique lancé par des villes états-uniennes telles que Boston ou Austin qui avaient également avaient refusé de surveiller leurs habitant·es avec des outils d’analyse biométrique.

Nous vous appelons donc à rejoindre cet élan et à porter le combat dans votre ville ! Pour cela, nous avons conçu et mis à disposition plusieurs outils sur cette page. Tout d’abord, vous trouverez une lettre-type à envoyer pour demander à votre maire de s’engager à ne jamais installer de vidéosurveillance algorithmique dans votre ville. Il ne s’agit que d’un modèle, vous pouvez évidemment l’adapter ou faire votre propre courrier.

Si vous tapez le nom de votre commune, vous pourrez télécharger plusieurs éléments de communication déclinés au nom de l’endroit ou vous vivez ! Nous vous proposons aussi bien un flyer à distribuer pour informer et alerter les personnes sur la VSA que des affiches à coller dans les rues pour visibiliser ce combat. Aussi, vous pourrez fabriquer un visuel à partager sur les réseaux sociaux afin de rendre visible la demande d’interdiction de la VSA que vous avez faite à votre maire ! N’hésitez pas à la faire à titre individuel ou avec un collectif de votre ville et à nous tenir au courant. Nous listerons ensuite sur notre site les communes qui auront été contactées dans le cadre de cette mobilisation !

L’objectif est simple : ensemble, nous pouvons démontrer qu’il existe une opposition populaire forte contre la surveillance de nos rues. En multipliant les actions dans les villes de France, nous pourrons battre en brèche le discours sécuritaire dominant qui présente ces technologies d’analyse de nos faits et gestes comme nécessaires et leur installation inéluctable. Au contraire, nous pouvons témoigner ensemble de notre refus collectif d’une surveillance policière constante, et défendre la ville comme espace de création, de liberté et de soin. Rejoignez la mobilisation, demandez l’interdiction de la VSA dans votre ville !

Rassemblement national et droits des femmes : l'impossible entente

Nolwenn Weiler
, 18/06/2024 | Source : Basta !